Monday, January 30, 2006

Leçon Palestinienne, hypocrisie occidentale

Monsieur Solana déclare « un groupe terroriste ne devient pas légitime simplement parce qu’il a gagné des élections », mais il ne souffle pas un mot sur l’occupation israélienne ni les violations permanentes des résolutions de l’ONU ! Pire en oublie les groupes terroristes et leur chefs qui sont à l'origine de la création de l'Etat d'Israël.
Qui se souvient des déclarations fanatiques et les appels au meurtres du rabbin intégriste Ovadia Yossef chef du parti obscurentiste Shass?
Le monde fait mine d'oublier que le premier attentat contre la paix est l'oeuvre d'un colon "pacifique" Baroukh Goldenstein, assasin adulé par les foules de colons fanatiques.
trois miliards de $ argent des contribuables européens et américains sont alloués chaque année et sans condition à une bande de criminèls pour construire un mur pour enfermer une population sans defense. deux poids deux mesures voila la philosophie de l'occident; tant que le monde regarde ce conflit en portant des lunettes made in Israël le trouble perdura!

Sunday, January 29, 2006

Philosophe ou directeur de communication ?

Philosophe ou directeur de communication ?
Par Yacine

Le racisme est devenu tellement banal qu’il commence à s’ériger en valeur de principe au point que n’importe qui peut le « pratiquer ». Dans le discours, le dérapage est un instrument de mesure sophistiqué servant à évaluer les réactions pour mieux l’adapter. Finkeilkraut philosophe converti au lepénisme primaire ne fait pas exception. Son discours s’articule autour de trois concepts majeurs : la dénonciation, la segmentation et la stigmatisation. Il dénonce une situation ou un évènement, dans ce cas précis les émeutes de la ceinture périphérique des villes.
Légitime au premier abord, sa dénonciation des incendiaires et des délinquants, omet sciemment d’expliquer les raisons structurelles qui conduisent à l’émeute et à la destruction ( discrimination, chômage, brimades, suspicion...), et se focalise uniquement sur les conséquences. Alain Finkielkraut empreinte directement les raccourcies menant vers la segmentation de la société en catégories ethniquement et religieusement distinctes. Le discours simplificateur qui désigne les acteurs d’un évènement en fonction de leur appartenance religieuse et ethnique (les Arabes, Musulmans) ou par la couleur de leur peau (les Noirs), ambitionne avant tout de rendre toute stigmatisation acceptable puisque le coupable c’est l’autre : l’étranger.
Le philosophe est dans la logique perverse de l’idéologie raciste. La cible de son discours n’est pas la raison mais l’instinct. La jointure qui cimente les trois éléments de celui-ci réside dans la peur. Finkielkraut vit dans l’angoisse et sa dialectique porte en elle la synthèse de toutes les exclusions. Il répète monotonement le discours commun des racistes en lui conférant des formes esthétiques. En opérant également un parallèle entre la situation des banlieues avec les évènements du Proche-Orient : "arabes" et "noirs" des banlieues « qui envoient les plus jeunes en première ligne", Finkielkraut chercherait-il à réduire le capital sympathie dont bénéficie la cause palestinienne auprès de l’opinion française ? Le philosophe apparaît ainsi indirectement comme le directeur de communication des ultras conservateurs israéliens.
Yacine SaadiConsultant International

Saturday, January 28, 2006

Le chantage permanent à l’antisémitisme

Le chantage permanent à l’antisémitisme
Par Yacine Saadi


59% des Européens placent Israël en tête des pays menaçant la paix dans le monde. Il a suffit d’un sondage pour que la machine à indignation se mette en branle.
Silvio Berlusconi dont le pays préside actuellement l’UE a déclaré sa « surprise et son indignation ».
Pour Romano Prodi les résultats du sondage « montrent l’existence continue d’un préjugé qui doit être condamné » et « dans la mesure où cela pourrait indiquer un préjugé plus profond et plus général à l’égard du monde juif, notre dégoût est encore plus radical ».
Les résultats de ce sondage démontrent clairement l’existence d’un grand décalage entre les citoyens et les politiques, et nullement un regain d’antisémitisme comme le prétendent certains analystes.
Lorsque Prodi parle « d’un préjugé plus profond et plus général à l’égard du monde juif », il interprète le sondage en termes de représentation symbolique.
« Préjugés et monde juif », c’est toute l’histoire tragique de l’Europe qu’il convoque pour lire un sondage mettant en cause Israël.
C’est cette union incestueuse entre Israël et la mémoire collective européenne qui fait en sorte qu’un banal sondage devient un acte condamnable.
Dans l’inconscient européen la Shoa est devenue un élément historique de régulation dans son rapport avec l’État d’Israël.
L’État d’Israël fondé par les rescapés de la Shoa, (seule puissance nucléaire dans la région) qui avait entamé son cycle de normalisation, depuis les accords d’Oslo et la reconnaissance de son existence par ses voisins a perdu sa spécificité.
Les rapports d’Israël avec les Européens s’articulent autour de deux axes : la « proximité culturelle » et la « culpabilisation. »
La proximité culturelle trouve sa source dans l’héritage commun judéo-chrétien et aussi dans l’identité des fondateurs d’Israël, des juifs européens.
Le concept de « proximité culturelle » sert à la légitimation de l’entreprise d’occupation et réinvente le réflexe d’appartenance à un système de valeurs dont on exclue l’autre « l’Arabe, le musulman ».
Quant à la « culpabilisation », c’est un mécanisme beaucoup plus complexe. Couplé à la « proximité culturelle », il devient une arme d’une efficacité redoutable. « Tu m’es proche, tu m’as fait souffrir, tu dois me soutenir. »
Mais parfois, il s’y produit une cassure dans la continuité historique lorsque le processus est altéré par des évènements extérieurs.
La colonisation et la répression « évènements extérieurs » ont modifié le schéma classique du jugement chez les Européens.
Israël a longtemps profité d’un état d’exception et de complaisance. L’image véhiculée jusqu’alors de la seule démocratie dans la région menacée dans son existence par des peuples barbares ne résiste plus à la réalité du terrain.
C’est l’occupation avec ses conséquences sur la paix dans le monde qu’il faut voir en filigrane à travers ce sondage et non la marque d’un antisémitisme.
C’est la politique destructrice d’Israël que les dirigeants Européens doivent condamner. Lorsque l’éditorialiste du Monde affirme que : « Cette rhétorique sous-entend que pareil Etat, systématiquement criminel, ne peut pas avoir sa place parmi les autres. De la critique d’un gouvernement, on passe, insensiblement, au questionnement sur le droit à l’existence d’un pays. Peu importe au fond que ses promoteurs en soient conscients ou non, le fait est là : cette hargne anti-israélienne nourrit aussi une nouvelle forme d’antisémitisme, qui se manifeste ici et là en Europe » ou « La question posée par les sondeurs est absurde (il aurait fallu énumérer des conflits plutôt que des pays) ; l’étude paraît avoir été menée et commanditée avec autant de désinvolture que d’irresponsabilité. Les résultats révèlent tout de même quelque chose de très dangereux sur le Vieux Continent. »
C’est un mépris total envers les sondeurs et un procès d’intention fait aux citoyens sollicités à exprimer leur opinion.
Pourquoi réagir avec virulence et s’indigner lorsqu’il s’agit d’Israël ? Ce n’est pas le premier sondage. Sur le mode de « l’axe du mal », la Libye, la Syrie et l’Iran ont eu le « privilège » de figurer en tête du palmarès de la dangerosité et de la menace, s’agit-il pour autant d’islamophobie ?
Cela n’a jamais suscité de telles indignations. On nous explique alors que les régimes cités sont des oppresseurs, qu’ils soutiennent le terrorisme : à les entendre le peuple palestinien est en villégiature à Gaza et en Cisjordanie !
Israël est le seul pays au monde qui jouit d’une impunité sans faille. Partout dans le monde les murs de la haine s’écroulent, Israël en construit.... Tout un arsenal de châtiments collectifs est mis en œuvre pour humilier les Palestiniens.
Destruction systématique des maisons, (Jenin pour ne citer que cet exemple), bouclage des territoires, sans omettre les implantations et leurs routes de contournement. Mais aussi les assassinats « ciblés » avec des bombes de plusieurs tonnes sur des habitations afin d’éliminer un seul activiste ! La liste est longue, les citoyens européens la connaissent par cœur...
Autant de violations des droits humains au nom de la sacro-sainte sécurité d’un pays au-dessus des lois internationales.
Et le terrorisme dans tout cela ? Il est condamnable sous toutes ses formes, mais le premier terrorisme qui engendre tous les autres c’est l’occupation. Cette machine à tuer l’espérance.
Dire qu’Israël mène une politique de répression face aux assauts du terrorisme palestinien est un mensonge vieux comme la colonisation. C’est mettre l’oppresseur et l’opprimé à égalité. Le kamikaze palestinien lorsqu’il commet son forfait, si abominable qu’il soit (il tue sans conteste des innocents) et meurt ! Le pilote israélien au service de la colonisation jette sa bombe entraînant la mort également d’innocents, puis part en week-end en attendant de revenir...
Les assauts « terroristes » palestiniens ne constituent pas le passe temps d’un peuple gâté mais la conséquence directe de l’occupation.
Yacine SaadiConsultant International

Le voile qui dévoile!



Les voies de l’intolérance sont insoupçonnables, l’ignorance et les carences intellectuelles qui caractérisent le débat actuel sur le voile « islamique » témoignent d’une poussée inquiétante d’un racisme feutré, emballé dans les draps de la laïcité.
Vouloir interdire le port du voile dans les établissements scolaires par la force de la loi est un aveu d’échec.
En premier lieu c’est l’échec de l’intégration des populations musulmanes qui est dû à l’histoire complexe et tumultueuse de la première génération d’immigrés, sans instruction, souvent illettrés. Parqués dans des ghettos urbains à la lisière de villes, exclus de la vie culturelle et politique du pays d’accueil.
la pratique de la religion en milieu clos et l’enseignement de l’islam administré par des imâms auto- proclamés sans formation adéquate, souvent archaïque a favorisé la greffe du discours rigoriste importé par des étudiants à la fin des années soixante.
C’est dans ces conditions que les parents ont transmis leur héritage religieux aux enfants, un héritage plus rituel que spirituel.
A la pratique presque honteuse pour ne pas dire clandestine de la religion par les aînés, les jeunes eux sont plus revendicatives et prosélytes.
Le voile est l’expression visible d’une mémoire enfouie et non assumée. La question du voile « islamique » a le mérite de nous ouvrir les yeux sur une réalité terrible, les champs de réflexion sont en jachère, les intellectuels tétanisés par les grands bouleversements qui ont transformé le monde, n’arrivent plus à penser une grille de lecture à travers laquelle les masses interprètent les nouveaux courants qui traversent la société.
L’émergence de la « pensée réalité » à l’instar de la « TV réalité » nous privent des outils de la compréhension et du recul nécessaire pour décoder des sujets aussi complexes que la question du voile. Cela nous oblige à trancher dans le vif, sans chercher les paramètres sociaux psychologiques et les références religieuses. Le seul point communs entres les tenant d’un islam talibanisé et les défenseurs d’une laïcité rigide, c’est l’exclusion !
Le débat est biaisé d’avance, les extrémistes des deux bords ont pris la décision de penser à la place des jeunes filles, sans tenir compte de leur avis, ni respecter la notion fondamentale du libre arbitre, « reconnu » par les deux écoles antagonistes.
Les laïcistes extrémistes focalisent leur attention sur le fichu qui couvre la tête de certaines jeunes filles pour mieux jeter un voile sur une réalité plus grave et beaucoup plus urgente à régler, le problème du racket, de l’échec scolaire, tabagisme et toxicomanie, violence à l’égard des élèves et des professeurs, l’absentéisme ... !
En cette période trouble, idéologiser le débat sur le foulard « islamique » c’est prendre le risque de renforcer les prophètes de la guerre de civilisation, et donner du grain à moudre aux fondamentalistes qui ne voient en l’occident que les visées colonialistes.
Plusieurs enquêtes réalisées par des magazines et des journaux assez sérieux ont démontré que dans la plupart des cas, les jeunes filles concernées par l’affaire du voile l’ont adopté sans contrainte, ni pression du milieu familial, contrairement à une idée assez répondue, souvent les filles font ce choix malgré les réserves voir l’hostilité des parents, parfois par réaction au rejet injustifié de la société d’accueil, par provocation ou pour exprimer un mal de vivre.
La théorie selon la laquelle la communauté musulmane en France est travaillée par une force occulte liée à l’intégrisme islamiste dont le voile est la partie émergente de l’iceberg, avec le risque de voir des légions de jeunes basculés dans les bras des djihadistes et de menacer les fondements de la République, n’est qu’un fantasme aux relents racistes en vogue depuis le 11 septembre. Alors que souvent les fondamentalistes sont accusés par leurs adversaires de vouloir régenter la vie privée des gens. Il est étonnant de voir une question d’ordre strictement personnel et privé, à savoir le choix de porter le voile ou non, se transformer en un enjeu politico-médiatique qui occupe totalement l’espace du débat.
Il se trouve qu’il y ait une explication assez rationnelle à ce phénomène spécifique à la France. Les laïcistes de gauche en panne de projet et de sujet de réflexion, essaient de s’inventer des causes mobilisatrices pour combler la faillite intellectuelle et stopper la transhumance des « intellectuels » vers les sentiers du libéralisme triomphant, leur alter ego de droite souvent issue des cercles à la périphérie de l’extrême droite xénophobe surfent sur la vague ascendante.
Yacine SaadiConsultant International